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STAYER FRANCE  :  100 % demi-fond et derny - depuis 2005 au service du demi-fond et du derny

STAYER FRANCE : 100 % demi-fond et derny - depuis 2005 au service du demi-fond et du derny

STAYER FRANCE ex-STAYER FR est le blog du demi-fond et de l'association FRANCE DEMI-FOND. adresse mèl : fddf@dbmail.com page Facebook : @VANWOORDEN21

Publié le par Oscar de Ramassage
Publié dans : #PALMARES CHAMPIONNAT DU MONDE

CHAMPIONNAT DU MONDE 1934 : DU RIFIFI A LEIPZIG

         

1934 : Erich Metze et Paul Krewer au Buffalo de Montrouge, une semaine avant Leipzig  

 

1934... LEIPZIG.. La finale du championnat du Monde de demi-fond se dispute le jour même du plébiscite qui va enchaîner l'Allemagne à son nouveau maître. " Le championnat des stayers au coin d'un bois " comme confiera à un journaliste un spectateur français présent. Atmosphère de guet-apens : ce dimanche 19 Août 1934, il  règne une saine ambiance sur le vélodrome de Lindenau et autour…

 

" Des jeunes gens en chemise brune, poignard à la ceinture, brassard rouge orné de la croix gammée viennent s'assoir à notre table..." dixit Le Miroir des Sports du temps... C'est débonnaire, ç'est convivial...

Pour faire bon poids, le Président français de l'U.V.F. et de l'U.C.I., Léon Breton, visiblement tout émoustillé par les uniformes des officiels allemands qui l'accueillent, se fend d'un salut nazi dégoulinant de veule obséquiosité, déshonorant et sa fonction, et son pays... Mais il faut dire que pour ce qui regarde l'institution, celle-ci  n'en est plus à un coup de pied au derrière près depuis le début de ces championnats du monde en pays nazifié...  

 

La peur et la honte donc en toile de fond de ce Mondial crispé,  rythmé au dehors par le bruit entêtant des défilés des chemises marrons en goguette, de la musique lourdingue des fanfares locales para-militaires  et des échos lointains des haut-parleurs rapportant les aboiements hallucinés du führer local, ponctués de hourras frénétiques. Ils sont en cet après-midi d'été comme déjà annoncés les 90 % des voix qu'obtiendra tout à l'heure Hitler à travers toute l'Allemagne. Leipzig 19 Août 1934 : nième station du trajet qui mènera à la seconde guerre mondiale. Dans ce contexte, le Sportpalatz ne saurait constituer un oasis d'insouciance. Le pesant malaise est omniprésent, comme le sont ces nervis à brassard, contrefaisant un service d'ordre à l'affût de l'impossible chahut qui leur permettra de libérer leur morgue et leur goût de la chasse à l'homme.

 

Côté sport, on sait se mettre au diapason des temps : la finale des stayers se disputera en  ce dimanche poisseux sous le signe d'une coalition ouverte, autant franche et visible qu'elle est interdite par les règlements. Car ici, à Leipzig Lindenau, les règlements sont le cadet des soucis des organisateurs et du team germanique. 

 

" Je serais difficile à passer, tu sais ! " déclare même avec impudence Krewer   à Lacquehay sur la ligne de départ... Ben voyons, pourquoi se gênerait-il,  "Le Porc-épic de Cologne" ? Les règlements, le team germanique et son mandataire espagnol Prieto ne feront que s'asseoir  joyeusement dessus une heure durant. Et ce n'est pas le pitoyable Léon Breton et des commissaires confits dans leur autisme qui risquent de faire jouer en tels lieux leur résistible autorité. 

 

" Qu'est-ce que vous voulez que je fasse contre trois coureurs en commande contre moi   ?" interroge avec  une rage contenue le fransoze champion du Monde 1933 à ceux qui l'accompagne vers le tunnel de sortie du Sportpalatz.

 

 " Tu pourras te faire naturaliser allemand après tout ce que tu as fait pour Metze! "  lancera après la course Georges Paillard à l'Espagnol de Marseille Prieto, qui a aidé outrageusement le tandem teuton... La remise du maillot irisé par le Président-groupie Breton,  comme écrasé par son voisin  führer des sports et ses affidés en uniforme est saluée par un tonnerre d'acclamations.

 

Le  spectacle glaçant des vingt-cinq mille fanatiques en transe, bras tendus sur fond de Deuschland Uber Alles et d'hymne du parti national-socialiste ponctuera la victoire du tandem Metze-Krewer et parachèvera le "triomphe" allemand... Un voyage au bout du malaise, sanctifié le lendemain par l'annonce des résultats sans appel du plébiscite en faveur du Führer. 

Le Président Breton aura mal au bras à la fin de ce Mondial

                                

Bref, une édition 1934 étouffante, oppressante, que Charles Lacquehay  aura pris soin de quitter sur le mode indigné...  Il en prendra néanmoins plein la figure le bon Charles à son retour en France, tout juste si on ne le qualifiera pas de déserteur, et les pontifes de l'U.V.F. trouveront à cette occasion un peu de la voix qui leur avait tant fait défaut en terre allemande...

 

Mais la vengeance est un plat qui se mange froid paraît-il. Alors le placide Charles - "La longue carabine" comme on le surnomme  - saura attendre une pleine année pour faire payer - très cher-  à Erich Metze sa victoire  frelatée, en le faisant littéralement rôtir à petit feu pendant un plein tour de cadran sur le bois du vélodrome du Heysel : la note à régler du guet-apens de Leipzig.

 

Patrick POLICE - mis en ligne en Octobre 2018 sur STAYER FR - transféré sur STAYER FRANCE le 17 Juilet 2020 

 

 

 

 

 

 

 

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CHAMPIONNAT DU MONDE DE DEMI-FOND PROFE

100 km avec entraineurs  motocyclistes

Leipzig - vélodrome de Lindenau (ciment 500 mètres) – Jeudi 16 & Dimanche 19 août 1934

 

 

Vingt-trois sélectionnés de neuf nations, dix-sept titulaires et six remplaçants : Adolf Lauppi (Suisse); Gianni Manera (Italie); A. Petrovics et Josef Burghardt (Hongrie); Georges Wambst (France); G. Velinoff (Bulgarie). Au final, quinze partants représentant huit nations : Bulgarie (Marin Nicoloff et Tvestan Valkanoff) forfait général. Arturo Bresciani est remplacé par G. Manera (Italie).

 

ELIMINATOIRES (Jeudi 16 août)

Dix-huit mille  spectateurs ont investi le Sportpalatz.

Le départ de la première série est donné à vingt heures.

Entre les deux séries s’est disputée la dernière rencontre du championnat du monde de cycle-ball entre l’Allemagne et la Belgique.

 

1ère série

  1. 05 Erich Metze (ALL) - entr. Karl Saldow  - les  100 km   en 1h 31'33"2/5 
  2. 03 Antonio Prieto (ESP) - entr.  Otto Schadebrodt (ALL) - à  1 t  350 m
  3. 02 Georges Ronsse (BEL) - entr. Ernest Pasquier (FRA) - à  2 t  40 m
  4. 06 Frantz Leddy (P-B) - entr. : ... Keurman (...) - à  2 t 100 m
  5. 08 Turel Wanzenried (CH) - entr. Willy Hesslich (ALL) - à 5 t 10 m
  6. 01 Gianni Manera (ITA) - entr. : Vitale Manera - à  6 t 450 m
  7. 04 Bela Szekeres (HON) - entr.  Karoly Nagy - à  8 t  260m

N.C.- 07 Georges Paillard (FRA) - entr. : Maurice Guérin                    Ab. 86ème km

La course :  Au bout de cinq kilomètres, Ronsse supplante Manera qui avait tiré le numéro 1. Metze s’installe ensuite en tête après les 18 kilomètres, en détrônant Ronsse que passe aussi Paillard. Paillard attaque Metze avec succès et devient leader au passage des quarante kilomètres, mais l’Allemand repart et, après une belle lutte sur quatre tours, reprend le commandement.

Tous les autres sont doublés sauf Ronsse et Prieto mais tous deux le sont également peu après la mi-course.

Metze s’envole, revient sur Paillard et après deux attaques infructueuses, double enfin le champion de France au 62ème kilomètre. Au 78ème kilomètre, Prieto et Ronsse luttent au coude-à-coude pour la troisième place et arrivent sur Paillard qui se fait surprendre; ce que voyant, Metze part à toute allure et lui prend un deuxième tour. Paillard réplique avec énergie, repasse Metze mais décolle aussitôt et, désemparé, abandonne.

Dès lors, la course est finie et les qualifications sont faites pour les trois coureurs de tête .

Après une succession de duels acharnés derrière Ronsse dans les 40 premiers tours, il apparut que Metze et Paillard semblaient dominer le lot.

Lorsque Paillard, d’abord doublé par Metze, essuyant la double attaque de Ronsse et Prieto après 156 tours était relégué à la 4ème place sur une incompréhensible hésitation de Guérin.

Il concédait alors un second tour à Metze. Le champion d’Allemagne, par ce coup de force écartait son principal adversaire de la finale. Prieto, ayant le pris le meilleur sur Ronsse avait assuré sa qualification pour cette finale à laquelle accédait le Belge après la défaillance de Paillard.

Temps de passage : 10 km : Ronsse en 09'50" ; 20 km : Metze en 18'24"2/5 , 30 km en 27'33"1/5 ; 40 km : Paillard en 36'42"4/5 ; 50 km : Metze en 45'28"4/5, 60 km en 54'08", 70 km en 1h 03'42"4/5, 80km en 1h 13'17", 90 km en 1h 22'27".

 

2ème série

  1. 01 Charles Lacquehay (FRA) - entr. Marcel Besson - les 100 km   en 1h 26'33"
  2. 06 Edoardo Severgnini (ITA) - entr. Arthur Pasquier (FRA) - à  1 t   100 m
  3. 07 Paul Krewer (ALL) - entr. ... Eylenberger - à  1 t   125 m
  4. 02-Henri Suter (CH) - entr. Paul Suter - à 2 t 200 m
  5. 04 Joop Snoek (P-B) - entr. Albert Käser (ALL) - à  5 t 250 m
  6. 03 Maurice Seynaeve (BEL) - entr. Théo Wynsdau - à  5 t 400 m
  7. 05 Janos Istenes (HON) - entr. Karoly Nagy - à 13 t 200 m

La course : Suite au tirage au sort, Lacquehay s’élance en première position et mène aux dix kilomètres devant Suter, Severgnini, Krewer, Seynaeve et Snoek. Le Hongrois Istenes a déjà perdu deux tours et ne sera jamais dans le coup. Après les 20 kilomètres, Severgnini prend la deuxième place à Suter qui rétrograde et perd un tour, Krewer devenant troisième.

Lacquehay surclasse le lot et double tous ses rivaux, sauf Severgnini et Krewer, lesquels doivent toutefois lui céder un tour après la mi-course. La course devient alors monotone. Lacquehay continue de prendre des tours à tout le monde, exceptés Severgnini et Krewer, et tous les trois s’acheminent vers la qualification. La course se termine par une vigoureuse attaque de Krewer contre Severgnini mais l’Italien conserve l’avantage.

Cette seconde série ne présenta pas le même intérêt que la première en raison de la supériorité de Lacquehay, parti en tête et dominant la situation du début à la fin. Derrière lui, le champion d’Italie Severgnini, auteur d’une course superbe de régularité et Krewer ont assuré leur qualification en finale. Malgré le peu d’intensité de cette série, le public n’a pas bougé. Il est près de minuit lorsque la réunion se termine.

Temps de passage : 10 km : Lacquehay en 09'50" 1/5, 20 km en 17'37"1/5 ,  30 km en 25'54"1/5, 40 km en 34'35", 50 km  en 42'58"4/5, 60 km en 51'19"4/5, 70 km en 1h 00'12"2/5,  80km en 1h 09'03", 90 km en 17'44"  

 

   FINALE (Dimanche 19 août)

 

Le vélodrome fait le plein des 25000 à 28000 spectateurs que peuvent contenir les tribunes, gradins et pelouse. A la demande de Mr Achille Legros, président de la commission sportive de l’U.V.F., l’un des trois commissaires chargés de la vérification des machines, un ultime démontage des rouleaux est effectué car certains entraîneurs ont subrepticement rapproché ceux-ci de quelques millimètres.  

  1. 06 Erich Metze (ALL) - entr. Karl Saldow - les 100 km   en 1h 27'27"1/5 
  2. 04 Paul Krewer (ALL) - entr. ... Eylenberger -  à  490m
  3. 02 Edoardo Severgnini (ITA) - entr : Arthur Pasquier (FRA) - à  1 t  300 m
  4. 03 Antonio Prieto (ESP) - entr.  Otto Schadebrodt (ALL) - à 2 t   200 m
  5. 01Georges Ronsse (BEL) - entr. Ernest Pasquier (FRA) - à  2 t   400 m

N.C.- 05 Charles Lacquehay  (FRA) - entr. Marcel Besson (Ab. 75ème km)

La course : A 17h 15, coureurs et entraineurs prennent leur position et à 17h 25 le départ est donné par Walter Sawall, l’ancien champion du monde. L’ordre des départs est le suivant : Ronsse, Severgnini, Prieto, Krewer, Lacquehay, Metze.

Dès la prise de l’entraineur, Metze part au sprint et passe d’un trait Lacquehay et Krewer. Tandis que Krewer s’oppose au passage de Lacquehay, Metze s’enfuit et passe Prieto pour prendre sans difficulté la troisième place. Au dixième kilomètre, Ronsse reste au commandement (08'46"3/5) suivi de Severgnini, Metze et Prieto. Lacquehay, toujours contrôlé par Krewer, apparait bientôt en point de mire.

Au 18ème kilomètre, Severgnini et Metze attaquent Ronsse avec succès. Au passage des vingt kilomètres, Severgnini en tête (17'05"1/5) a trente mètres d’avance sur Metze, cent sur Ronsse, deux-cents sur Prieto, 350 sur Krewer, 400 sur Lacquehay, ordre inchangé aux trente kilomètres (25'30"), après l’échec d’une attaque de Prieto contre Ronsse. Lacquehay accélère et réduit l’écart, mais toujours précédé et contré par Krewer. Entre les 35ème et 37ème kilomètres, s’engage une série d’attaques. Lacquehay échoue une nouvelle fois sur Krewer,

Paul Krewer, " le porc-épic"

et dans l’action, Severgnini résistant lui-même à l’assaut de Metze double le Français aussitôt attaqué par Metze qui échoue et décolle légèrement. 

Ronsse dépasse alors Metze mais l’Allemand se reprend rapidement et Ronsse lui aussi décolle, rétrocédant la deuxième place. Au 40ème kilomètre (34'25"3/5), l’ordre du classement est rétabli : Severgnini devant Metze, Ronsse, Prieto et Krewer mais Lacquehay est désormais à un tour. Au 42ème kilomètre,  Prieto attaque Ronsse qui résiste; tous deux arrivent sur Metze, et dans la lutte frontale à trois, Ronsse cède et décolle. Metze conforte sa position et Prieto passe troisième. 

La mi-course est atteinte sur les positions suivantes: 1. Severgnini 50 km en 43'38"3/5; 2.Metze à 100 mètres; 3.Prieto à 200 mètres; 4.Ronsse à 350 mètres; 5.Krewer à 450 mètres; 6.Lacquehay à 1 tour 75 mètres (intercalé entre les deux premiers).

Après une accalmie, les hostilités reprennent. Prieto dépasse Metze et arrive sur Lacquehay qui s’enfuit. C’est ensuite Krewer qui passe à l’action au 54ème kilomètre, se rapproche à toute allure de Ronsse et Metze et vient imposer l’épreuve de force à Prieto. Mais Krewer décolle et Prieto reste second. Puis on assiste au retour de Metze qui récupère la deuxième place derrière Severgnini, toujours premier aux 60 kilomètres en 52'32"2/5, à 150 mètres de l’Italien. Prieto est 3ème à 250 mètres, Ronsse  4ème à 360 mètres.

Au soixante-troisième kilomètre, Lacquehay monte à l’offensive, se dédouble sur Severgnini puis déborde Ronsse mais il échoue à nouveau sur Krewer qui lui résiste énergiquement. Metze se lance enfin à l’assaut de Severgnini. Tous deux doublent Lacquehay et après une belle lutte Metze - bien que décollant légèrement du rouleau - passe en tête tandis que Ronsse perd un tour dans la mêlée.

Bientôt, Lacquehay se dédouble sur Metze et Severgnini. Metze couvre les 70 kilomètres en 1h 02'29" et précède Severgnini de 130 mètres, Prieto de 230 mètres, Krewer de 240 mètres, Lacquehay de 450 mètres, Ronsse de 1 tour et 200 mètres. 

Georges Ronsse

Au 74ème kilomètre, Metze double Lacquehay lequel, peu après, descend et abandonne, ne pouvant décidemment forcer le barrage dressé par Krewer depuis le début. Une empoignade s’ensuit à l’initiative de Ronsse, dans laquelle Prieto est doublé par Metze et Severgnini, de sorte qu’aux 80 kilomètres (1h 10'18"), l’ordre est: Metze, Severgnini, Krewer, dans le même tour; Prieto à 1 tour; Ronsse à 2 tours.

Au 85ème kilomètre, Krewer vient défier Severgnini que Prieto, intercalé à 1 tour entre Metze et l’Italien, fait « voyager ». Pris en tenaille, Severgnini s’incline après une âpre résistance et Krewer s’empare ainsi de la seconde place. Un peu plus loin, Severgnini est doublé.

Aux 90 kilomètres (1h 18'53"4/5), Metze possède 400 mètres d’avance sur Krewer ; Severgnini est à 1 tour, Prieto et Ronsse à 2 tours. La fin arrive et les positions restent quasi inchangées. Seul Krewer reste dans le même tour que Metze, en point de mire, moins de 30 mètres devant le leader. Trois tours avant l’arrivée, Metze tente de doubler Krewer mais sans parvenir à passer et les choses en resteront là. 

 

La course d’équipe a prévalu de façon flagrante au cours de cette finale. Pour Lacquehay, face à la coalition attachée à sa perte, la lutte était par trop inégale et le tenant du titre ne put se délivrer de l’emprise des deux coureurs germaniques et dans une moindre mesure de l’Espagnol d’outre-Rhin Prieto.

Après une ultime réaction conduite avec succès contre Metze et Severgnini, Lacquehay perdait le bénéfice de ses efforts, échouant à deux reprises devant la résistance acharnée de Krewer et il renonçait. Dès lors, Erich Metze le champion d’Allemagne, en excellente forme en dépit d’une légère défaillance vers le quarantième kilomètre, s’assura assez facilement la victoire après l’heure de course.

Krewer, placé au départ devant Lacquehay par le tirage au sort s’employa à pratiquer le « mur » contre le tenant du titre, ne passant à l’offensive, après l’abandon du Français qu’à trente tours de la fin pour offrir le doublé au public Allemand. 

Par son duel avec Lacquehay, il donna l’impression d’être le meilleur des finalistes et il semble bien qu’il aurait pu lui-même prétendre au titre. Severgnini le champion d’Italie, transfuge des courses de six-jours, et n’ ayant guère couru jusqu’ici derrière moto qu’en Amérique, a fait une belle course et occupa longtemps la première place. Il a confirmé sa bonne tenue des éliminatoires  et s’est révélé comme un stayer d’avenir sur les pistes européennes.

Prieto moins brillant que lors des séries se signala par sa conquête toute provisoire de la seconde place peu après la mi-course, obtenue à l’attaque aux dépens de Metze et défendue avec succès contre Krewer.

Ronsse parvint à se maintenir au commandement durant les 35 premiers tours et se défendit ensuite courageusement mais connut des moments difficiles

 

Sources et bases documentaires: Le quotidien L’AUTO (Internet GALLICA-BNF). Compléments : LE MIROIR DES SPORTS  CYCLO-SPORT (fond FB). La liste des entraineurs a été publiée dans le quotidien néerlandais HAARLEMS DAGBLAD.

 

Etude de François BONNIN 

 

le placide Charles - "La longue carabine" comme on le surnomme
L'art de semer des indices, Patrick Police le petit Poucet de stayer.fr

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