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STAYER FRANCE  :  100 % demi-fond et derny - depuis 2005 au service du demi-fond et du derny

STAYER FRANCE : 100 % demi-fond et derny - depuis 2005 au service du demi-fond et du derny

STAYER FRANCE ex-STAYER FR est le blog du demi-fond et de l'association FRANCE DEMI-FOND. adresse mèl : fddf@dbmail.com page Facebook : @VANWOORDEN21

Publié le par Oscar de Ramassage
Publié dans : #ACTUALITES FRANCE DEMI-FOND

Voilà. J'ai choisi de vous faire vivre la course, n'ayant pu -  pour la première fois depuis 16 ans et pour les raisons développées dans ma précédente mise en ligne - assister à la course, j'ai choisi (et cette fois ci c'est un vrai choix) de vous la faire vivre via un des acteurs de la course. 

Cette édition 2021 a donc été un beau succès - sportif et populaire aussi m'a t'on dit.

Toutefois, j'émets le voeu (ça doit bien faire la 732ème fois depuis que je "couvre" les championnats de France des stayers) qu'un jour enfin le demi-fond ne figure plus en fin de programme, c'est à dire au moment où les acteurs de la journée désertent le site et où les équipages tournent devant un vélodrome vidé du public de la journée.

Le jour où le demi-fond sera présenté en début (ou en milieu) de programme, je pense qu'alors oui, le demi-fond aura retrouvé toute sa place dans la famille du cyclisme sur piste. Et c'est bien tout le mal que je lui souhaite.

 

Oscar de Ramassage - le 13 Septembre 2021 

2021... C'est parti pour une 5ème édition '' à la maison '', comme le rappelle Marc Pacheco avec au passage un grand merci à son pote Michel Meunier, organisateur hors-pair, qui a intégré cette année ce championnat dans une Coupe de France U.C.I.  rassemblant 80 coureures et coureurs des quatre coins de l'Europe sur les épreuves traditionnelles pendant 3 jours. Ce qui implique une nouveauté pour les stayers en leur faisant disputer les séries et la petite finale le vendredi et la finale le samedi. 

Pour le demi-fond comment évaluer le plateau des 13 signataires de la feuille d'émargement sans avoir pu les voir évoluer à cause des annulations de courses en France dues encore et toujours à la Covid ? En piochant à droite et à gauche, sans se fier bien évidemment aux interviews, on se fait une idée de la hiérarchie en place et on parie sur les possibilités des débutants, tous routiers, mais sans référence dans une spécialité des plus délicates à appréhender.


La pluie est l’invitée surprise de cette première journée du grand meeting de la Coupe de France sur piste Fenioux.  Le programme de la matinée est décalé en début d’après-midi,  ainsi, par voie de conséquence, que les qualifications du championnat de France de demi-fond.

 

Les séries nous renseigneront, et leurs compositions dévoilées, on sent de suite qu'on va assister à des combats sans concession pour se qualifier dans les 4 premiers pour la finale.

 

La première série est au départ...

Clère en 2 et Berlin Semon en 5... prêts pour évidemment un départ traditionnellement en trombe qui positionne en tête de suite au bout de deux tours Clère, Berlin Semon, Gamez, Verne, Coquemont et Brasseur pour 4 places en finale.

 

Des changements de position s'effectueront derrière les deux leaders occupés à une lutte psychologique où Berlin Semon / Pacheco se contentent de suivre hors des remous Clère / Toscano à bonne allure, suivis à distance par Filiatre / Gamez aux premières loges, devant Coquemont un débutant prometteur, entraîné pour cette série par Sylvain Pacheco aussi attentionné à son coureur que l'est son père pour le sien.

A 6 tours seulement de l'arrivée, un "aigle" nommé Pacheco Marc flanqué de son "aiglon" Berlin Semon Joseph (pour rappel champions sortants) viennent violemment, au moyen d'une attaque inattendue boostée de 15 km/h supplémentaires au compteur de la Yamaha, fondre sur Clère / Toscano et les dépasser sans un regard, provoquant même une perte d'abri à Clère, pour filer vers la ligne avec un demi tour d'avance du genre ''c'est qui le patron ? '' !!!...

Gamez / Filiatre et Coquemont / Pacheco Sylvain complètent la liste des quatre qualifiés devant Brasseur / Foucher et Verne / Filiatre Michel, qui ont abandonné pour problème physique, mais classés 6ème pour participer à la petite finale.

Et voici venu le tour de la deuxième série, qui s'annonce bien moins électrique que la première.

 

Partis en tête les vice champion de France 2020 Batista / Foucher le resteront jusqu'au bout, évoluant dans un rythme limpide, exempt de tous remous, suivis à distance par Fouache / Pacheco Sylvain, lequel a retrouvé son coureur habituel. Derrière eux se déroule un beau combat entre Dulac / Moiroud, Paul Thomas le Lyonnais / Gaudillat, Gabriel Thomas le Vendéen / Toscano pour les deux places restantes à attribuer. Derrière eux, moins fringants, évoluent Bouvier / Filiatre Bernard et Cabon / Filiatre Michel, qui fermeront la marche jusqu'à l'arrivée dans cet ordre. 

 

Auparavant, nous aurons assisté à l'éclosion d'un futur bon stayer. Gabriel Thomas, le poulain de Kevin Fouache, va se battre magnifiquement contre Dulac pour la 4ème place, perdue de justesse par manque d'expérience dans les remous. 

Dans les 5 derniers tours Paul Thomas ira chercher la seconde place sur un Fouache relâché (par économie nous dira-t-il !)

C'est fait, l'aperçu dont nous ne disposions pas, nous l'avons maintenant, en constatant un bon nivellement derrière les valeurs déjà bien connues Berlin Semon, Clère et Fouache... Tiens tiens, les vieux sont toujours là... les anciens, pardon !!!
 
Deux heures plus tard nous voilà au départ de la petite finale, disputée sur 10km...
 

D'entrée, l’expérimenté Guillaume Brasseur, tout bronzé de sa Martinique d'adoption prend les commandes. C'est sans compter sur le retour de cet étonnant Gabriel Thomas qui finira par lui chiper le commandement et l'emporter. Suivront après de belles petites bagarres entre un Bouvier pas aussi performant qu'on aurait aimé le voir, Verne pas remis de son problème de santé en série, et le "vieux" courageux de (44 ans !)  Cabon qui avait goûté au demi-fond il y a 15 années... Plus dur aujourd'hui Christophe n'est ce pas ?

Le rideau se ferme pour le demi fond, laissant la place aux sprinters et autres pistards... Rendez-vous demain 16h... avec impatience, car c'est sûr, la lutte pour la quête d'un 4éme titre pour Berlin Semon et Clère, à ce jour à égalité. Mais qui, acquis d'affilée pour Joseph, constituerait une référence supplémentaire... Bonne nuit ! En pariant sur le tirage au sort des départs, qui sera primordial avant de se séparer... Déjà les discussions vont   bon train quant à un départ de feu demain... Comme d'ab' sûrement !!!!!

Après une nuit réparatrice, nous voilà au vélodrome. Il est 10h pour assister à cette magnifique réunion mise en place par Michel Meunier. Un Michel Meunier qui ne montera pas sur la moto cette année : ''on ne peut pas être au four et au moulin pour bien faire les choses ! '' nous dit-il. Il n'a pas tort. Alors laissons le prendre les commandes du moulin (pour un Meunier quoi de plus normal... Bon, celle là, je la revends de suite au Musée de la blague) pour faire tourner la roue d'un cyclisme qu'il sert depuis longtemps dans ce domaine, avec excellence.

Laissons au four les entraîneurs et stayers, avec en tête son pote depuis une éternité Marc Pacheco, au charbon lui aussi depuis deux jours pour aider à la mise en place de la logistique conséquente de cette Coupe de France U.C.I. de belle tenue.
 
Le four... Oui, ça va être chaud, très chaud, au vu du tirage au sort des places au départ... Dans l'ordre : Dulac, Clère, Batista, Thomas, Fouache, Coquemont, Berlin Semon, Gamez....
 
Si il y en a un qui se frotte les mains, c'est bien Emilien Clère, et un autre qui se rassure, même si pas gâté par la 7ème position, car il a préparé l'affaire avec des départs rapides à l'entraînement sur sa piste ici.
 
Le speaker... ''les motos, contact et en piste !... Messieurs les coureurs en place au départ!! "
 
Le bruit des moteurs des 9 motos rameute fissa les promeneurs du Parc de la tête d'Or, le virage sud se remplissant à vue d'oeil,  de même que les tribunes où l'on entend " C'est quoi ces engins ? "... belle promotion de la piste et du demi-fond, ici à Lyon, sous un soleil éclatant et un ciel bleu azur... Le courage des stayers va être encore plus sollicité par cette chaleur... Bravo d'avance à nos gladiateurs !

 

Pan ! C'est parti ! Et bien évidemment Clère a passé Dulac en injection. Au bout de 30 mètres de course, il caracole déjà en tête, pendant que Berlin Semon a  quant à lui remonté quatre concurrents, dont Batista - la révélation de l'édition 2020 - qui lui résiste pour garder une seconde place  déjà conquise en dépassant à son tour Dulac.

 
Le regard noir de Marc Pacheco qui se couche sur Batista pour lui envoyer un maximum de remous, tout en surveillant son coureur pour éviter un décrochage, va rapidement dissiper l'action, qui ne sera pas anodine pour la suite pour Batista, et obliger à un bref temps de pause relatif pour Berlin Semon.

Mais la deuxième position derrière Clère trente mètres devant est en place, et quand on sait que Marc Pacheco préfère être chasseur que chassé, ça nous promet un fameux spectacle pour la suite.

 

Derrière les deux leaders du moment Sylvain Pacheco, flanqué de son Kevin Fouache habituel, a "filoché" à distance raisonnable du paternel, respectant les dispositions de départ rapide moins bondissantes de son coureur, tout comme Bernard Filiatre l'a fait avec Christopher Gamez, ce dernier toujours présent et menaçant chaque année dans la chasse au podium.

 

Camille Batista n'a pas digéré à l'évidence son combat avec Berlin Semon, et se bat inhabituellement avec son vélo devant Coquemont et Dulac qui ont pris raisonnablement leur rythme de croisière avec des prétentions à leur niveau. A partir du trentième tour,  Clère se détache de Berlin Semon pour commencer à doubler les derniers du peloton, jusqu'à lui prendre 3/4 de tours ! Berlin Semon double aussi tout le monde pendant cette cavalcade à distance.

 

Si certains s'inquiètent en bord de piste de la tournure des évènements, les proches beaucoup moins, et surtout les fans de Marc Pacheco, qui connaissent son capital de  patience et de vices pour gérer la classe de son coureur. 

 

Clère entre dans les virages quand Berlin Semon en sort... Là, on se prend à douter... On voit le doyen des entraîneurs français qui ne cesse de parler avec Joseph, et vice versa, tout en ne quittant pas des yeux l'équipage Toscano / Clère. Et comme nous il voit soudain Emilien Clère perdre tout à coup le contact du rouleau à plusieurs reprises... C'est parti - exactement comme en 2020 - pour une remontada 20 mètres par tour, ''tranquille'' nous dirons les deux complices Marc et Joseph après l'arrivée...

 

Derrière eux bien évidemment on se bat déjà à deux tours pour Fouache et Gamez et un peu plus loin pour Thomas, Dulac et Coquemont dans l'ordre, Batista ayant rendu les armes vers le soixantième tour et rentré aux vestiaires, trop présomptueux au départ sûrement, dans sa lutte inégale avec Berlin Semon Mais avec l'expérience à acquérir et la leçon à retenir, il sera toujours un candidat sérieux au podium à l'avenir.

 

Revenons au combat de titans à l'avant... La mi-course est passée depuis 20 tours... Rebelote de la veille, l'Aigle Pacheco affublé de son aiglon Berlin Semon (ma parole, y a un nid dans ce vélodrome...)  accélèrent en se lançant du ras bord de la balustrade du virage sud, les spectateurs se reculant par réaction, comme bousculés par le remous causé... C'est que de 72 on est passé à 85 km/h, fondant tel l'éclair sur la proie Toscano / Clère, qui cette fois-ci, contrairement à la série, les ont vus arriver et ont accéléré...

 

Mais c'en est trop pour Emilien qui cède de suite avec un premier Pacheco (vous verrez plus loin pourquoi premier)  penché sur lui pour le "venter" au maximum, mais surtout aussi oublié par son entraîneur qui va ne le récupérer qu'un demi tour plus loin...

 

L'affaire semble dans le sac pour le Lyonnais et le Bisontin qui exposent une osmose parfaite peu commune. Les deux compères parlent ensemble en course, Marc Pacheco respectant les consignes d'état physique communiquées par son coureur, utilisant toute son expérience (énorme) pour exploiter au mieux les aptitudes exceptionnelles de son poulain, qu'il a formé dans cette spécialité ou on doit être deux.

 

Comme dit toujours le Pape des pacemakers français '' Ce n'est pas une course de motos, mais une course cycliste, où l'on a un coureur derrière soi, à mettre dans les meilleures dispositions pour gagner... Un humain, pas une machine ''

 

Donc revenons sur les poursuivants des deux compères ou Berlin Semon caracole dorénavant à un rythme raisonnable, Clère tanguant derrière sa moto au point d'être passé par les concurrents qu'il avait doublés et redoublés et d'être dorénavant menacé pour le podium.

 

Et c'est là, qu'à 35/40 tours de l'arrivée, trois tandems vont revenir dans le jeu pour le podium,  sur les talons d' Emilien Clère... Dans l'ordre Fouache / Pacheco Sylvain, Gamez / Filiatre et Thomas / Gaudillat. 

 

On vous a parlé plus haut d'un premier Pacheco. Voilà le deuxième, Sylvain, cette fois ci, le fils du père (!!!) avec d'énormes similitudes dans ses actions. On ne copie pas aveuglément le paternel, mais l'instinct d'être né à 300 m d'ici, d'y être venu au bout de 15 jours dans sa poussette et d'avoir toujours vu son idole de père évoluer devant ses yeux et d' être sur la moto depuis 15 ans déjà, ça doit jouer, forcément. 

   

Il fond sur Clère, moins vite que Berlin Semon, mais suffisamment pour faire perdre à nouveau le rouleau à Clère en perdition et pour lui prendre la deuxième place avec un Keivin Fouache requinqué par la joie d'apercevoir le podium.

Le courage hors norme d'Emilien Clère, à qui il faut rendre cet hommage, lui permettra quand même de sauvegarder sa troisième place sur un Gamez qui viendra mourir au pied du podium, et devant un Paul Thomas qui a fait une belle finale devant son public et son président, un des clubs partie ouvrière et financière de cet évènement du week-end.

Le patron du demi-fond Joseph Berlin Semon a justifié sans contestation sa domination sur la spécialité, Kevin Fouache toujours présent reviendra, Emilien Clère sûrement aussi, et la jeunesse qui pousse derrière trouvera sûrement l'ouverture un jour... C'est sûr, nous tenons là de belles promesses... 

 

Vive le demi-fond, vive le cyclisme !  Et ce week- end plein de toutes les spécialités piste de haute qualité avec  9 délégations étrangères est la preuve que l'avenir nous appartient.

 

 
Dernyman - le 13 Septembre 2011 
Remerciements à François Bonnin 
CHAMPIONNAT DE FRANCE DE DEMI-FOND 2021 : LE RECIT DE LA COURSE PAR DERNYMAN
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