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STAYER FRANCE  :  100 % demi-fond et derny - depuis 2005 au service du demi-fond et du derny

STAYER FRANCE : 100 % demi-fond et derny - depuis 2005 au service du demi-fond et du derny

STAYER FRANCE ex-STAYER FR est le blog du demi-fond et de l'association FRANCE DEMI-FOND. adresse mèl : fddf@dbmail.com page Facebook : @VANWOORDEN21

Publié le par Oscar de Ramassage
Publié dans : #PALMARES CHAMPIONNAT DE FRANCE

Travaux effectués sur la base de ma documentation et grâce aux contributions des personnes suivantes : Jean Perrin (édition pro. 1969), François Bonnin (éditions 1960, 1961, 1963, 1967 1968) et 1969, Jean-Marie Letailleur  (éditions amateurs 1960 et 1961), Alain Dupontreue édition amateur 1969), Jean-Jacques Maréchal & Claude Larcher (éditions 1966 et 1968), Henrik Elmgreen (éditions 1965), Jean Raynal  & André Retrain (éditions 1960 à 1965) Jacques Marcellan et Alain Maréchal pour l'ensemble des éditions.

Nota : toute reproduction de ce travail (complète ou partielle) devra l’objet d’une demande préalable auprès de STAYER FR (adresse e mail : fddf@dbmail.com)

 

CHAMPIONNAT DE FRANCE  PROFESSIONNELS 1969

Dimanche 31 Août  - Vincennes (Val-de-Marne) - vélodrome Municipal de Vincennes  - 500 m (ciment)

 

Organisation Comité d'Ile-de-France de la F.F.C. avec le concours de la société vélocipédique parisienne. 

Le dimanche 31 Août 1969, dans le cadre de la Journée Tricolore, se disputait le championnat de France des Professionnels de poursuite, de demi-fond et de vitesse. 

Organisé par le Comité de l'Ile-de-France de la F.F.C., avec le concours de la Société Vélocipédique Parisienne, il procurera au public parisien du Vélodrome Municipal du Bois de Vincennes, notre chère "Cipale", la dernière occasion de voir s'affronter deux monstres sacrés, à  l'occasion d'un bien-nommé "Grand Match Revanche des Supermen".

Car ce sont  Jacques Anquetil, en cet été 1969 au crépuscule de sa carrière, et Eddy Merckx, en pleine route lui vers la gloire, qui s'affronteront sur la vénérable piste, au gré d'un Omnium en quatre manches vitesse, individuelle de 3 kms, poursuite de 4 kms et 10 kms derrière derny. Le champion normand remportera la vitesse (!) et la manche derrière derny, Eddy Merckx faisant main basse sur l'individuelle et la poursuite. Au champion normand le classement général, en guise de dernier salut au public parisien.

 

Finale directe disputée sur 1 Heure    

  1. Michel Scob (gr. Frimatic Viva De Gribaldy) - entr. Adolphe
    Laval - 67 km 300 dans l'heure
  2. Jean Raynal (g.s.  Costa Azzura) - entr. ..? ..? - à 150 m
  3. Daniel Salmon - entr. ..? ..? -  à 400 m
  4. Jacques Marcellan (g.s. Peugeot)  - entr. René Godest - à 6 t
  5. Lucien Bottiau - entr. ..? ..? - à 7 t

Ab.  : Antège Godelle – entr. ..? ..? (37ème minute)

La course : De son style particulier très appliqué (bras tendu, buste droit à l'aplomb de la potence) l’ancien sprinteur Michel Scob s'empare du commandement pour ne jamais plus le lâcher malgré les attaques répétées en fin de course (trois assauts) de Daniel Salmon, dépassé en fin de course par Jean Raynal, qui dispute là son dernier championnat de France et qui, visiblement, n'a rien fait pour contrarier la course de Michel Scob.

A trente-quatre ans, l'infatigable animateur depuis l'été 1963  des Jeudis Populaires de La Cipale remporte son premier titre de champion de France. Il affiche une joie exubérante, qui réjouit ceux, nombreux, qui apprécient la valeur humaine de ce grand défenseur de la piste, tout en avouant avoir craint pendant toute la course la crevaison ou l'aléas technique.  Cet infatigable serviteur de la piste remporte son Graal, sous les yeux de huit mille spectateurs. Voilà  une merveilleuse récompense pour celui qui a tant donné à  la piste ! Les compte - rendus de la presse de l'époque le décriront "heureux comme un enfant" lorsqu'il parade sur la piste ceint de son beau maillot aux trois couleurs, aux côtés de Jacky Mourioux et Charly Grosskott, qui ont remporté quant à  eux le titre en vitesse et en poursuite.

Sources : Programme de la course; Miroir du Cyclisme; Cyclisme Magazine; Ile de France Cycliste; témoignages de Jean Raynal et Jacques Marcellan

 

Etude François Bonnin et Patrick Police

 

 

CHAMPIONNAT DE FRANCE PROFESSIONNELS 1968

Dimanche 19 Mai - Creil (Oise) - stade-vélodrome Roger Salengro 451.51 m - (ciment)

 

Le championnat de France professionnels de demi-fond pour lequel six stayers se sont engagés, sera disputé au cours de la réunion d’attente de l’arrivée de la deuxième et dernière étape du Tour de l’Oise. Le championnat, couru sur une heure, sera précédé d’une série d’essais individuels sur 2 tours de piste départ lancé et l’ordre des départs, fixé en fonction du résultat obtenu par chacun des concurrents.

2  tours contre la montre (départ lancé) : Michel Scob : 38"4/5; Daniel Salmon : 39" 2/5; Jean Raynal : 40"; Antège Godelle : 42"; Alain Le Grevès : 44"1/5; Jacques  Marcellan : 46"1/5

 

                                              FINALE sur 1heure 

  1. 1-03 Jean Raynal (g.s. ENICAR) entr.  : Norbert  «
    Noppie » Koch (P-B) - 73,180 km  en 1 heure.
  2. 2-04  Daniel Salmon (g.s.  Frimatic-Wolber De Gribaldy) - entr. ... ... à 1 t 200 m
  3. 3-04 Antège Godelle (Individuel) entr. ... ... - à 2 t
  4. 4-01 Michel Scob (Individuel) entr. ... ... - à 2 t
  5. 5-06 Jacques Marcellan (Individuel)   entr. René Godest - à 5t  

N.C.-05 Alain Le Grevès (g.s. Molteni) : ab. au 112ème t 

La course : L’ordre de départ fixé par le résultat des essais  est le suivant : Scob, Salmon,  Raynal , Godelle, Marcellan et Le Grevès.

Scob, dès le départ résiste à une première attaque de Salmon, pour s’incliner à la huitième minute. Mais Raynal, parti de la troisième position, s’empare très vite (au huitième tour) du commandement, et assure un train élevé. Dès lors, il n’est plus vraiment inquiété, si ce n’est par quelques attaques de  Salmon qui reste  en embuscade. Au moment où Le Grevès se retire de la course, Raynal hausse la cadence et écarte définitivement le danger.  Salmon doit ensuite lutter pour ne pas être doublé, mais à cinq minutes de la fin, devant la violence de l’attaque du leader  il décolle,  abandonne la lutte et concède un tour.

Devant les 1500 spectateurs, le maillot tricolore est remis à Jean Raynal par le Président Daugé encadré par le maire de Creil, Monsieur Chanut et l’animateur du C.C. Creil, M. Delamarre. Jean Raynal, derrière celui que l'on surnomme "Le Pape des entraîneurs", le Néerlandais Norbert Koch, endosse son sixième et dernier maillot de champion de France de demi-fond (y compris celui gagné chez les amateurs).

Sources : Archives Personnelles Jean Raynal; témoignage Jacques Marcellan;   L'Equipe; Miroir du Cyclisme n° 101  (Juin-Juillet 1968)

 

 Etude François Bonnin et Patrick Police 

 

CHAMPIONNAT DE FRANCE PROFESSIONNELS 1967

Dimanche 23 Juillet 1967 – Paris - vélodrome du  Parc des Princes - 454.545 m (ciment)

 

Il s'agit de la dernière réunion organisée sur le vélodrome du Parc des Princes. Dès la fermeture des portes, ce dimanche, la piste rose, qui existait dans sa version actuelle depuis 1932, est livrée aux marteaux piqueurs, sous le regard attristé de Michel Rousseau, revêtu de son maillot tricolore de  la vitesse, conquis le matin même.  

C'est le premier acte des travaux de démolition qui s'achèveront en 1970, pour faire place à  l'édification de l'actuel Parc inauguré en 1972, désormais sans piste cycliste. Pour la dernière saison du Parc des Princes, Paris a donc accueilli en un mois les stayers amateurs et professionnels.  

 

7 concurrents engagés. Jean Raynal, Daniel Salmon, Michel Scob, Antège Godelle, Jacques Marcellan et Alain Besson. 

Alain Le Grevès a déclaré forfait, ayant été très éprouvé par le décès de son ami Tom Simpson. 

Alain Besson, qui a disputé un mois auparavant le championnat amateur, n'est pas mentionné dans le classement, et son éventuel abandon n'est pas plus  précisé. Les deux championnats (vitesse, marquée par la rentrée de Michel Rousseau, et  demi-fond) se disputent en prologue de l'arrivée du Tour de France.

 

Finale directe disputée sur 1 Heure  

  1. Jean Raynal (g.s.  Bic) - entr Norbert Koch (P-B)  - 77, 
    087 km dans l'heure
  2. Daniel Salmon (g.s. Kamomé Dilecta Wolber) - entr. Roger Plaisance - à 9 t
  3. Antège Godelle ( Individuel) - entr. Alexis Blanc-Garin - à 13 t
  4. Michel Scob (Individuel) - entr. Auguste Meuleman (BEL) - à 13 t et 400m
  5. Jacques Marcellan (Individuel) - entr. Victor Longue - à  25 t

 N.C. : Alain Besson (Individuel) - entr. Adolphe  Laval (Ab. ?)

 N.P : Alain Le Grevès (g.s. Kamomé Dilecta Wolber) - entr. Hugo Lorenzetti - Forfait

La course : Au bout de dix minutes de course, Raynal commence à doubler tous ses adversaires, et  à partir de ce moment, il n'y a pratiquement plus d’opposition. Mais la performance de  Jean Raynal, à plus de soixante-dix-sept kilomètres dans l'heure, fut saluée par une ovation des trente mille spectateurs. Passant aux trente kilomètres à la moyenne de 75,146 km, il accéléra pour couvrir les soixante kilomètres en 47'10" (moyenne : 76,325 km/h), avant de laisser son excellent entraîneur, le Néerlandais Koch , boucler les sept derniers tours de piste  en dix-neuf secondes, soit une moyenne de 86,126 km,  afin de marquer à sa manière cette ultime   réunion. 

Trente mille spectateurs debout saluent  sa performance en lui réservant une ovation. 

Sources :   Le Parisien Libéré, édition du vendredi 21 Juillet 1967 (présentation et liste des entraineurs),  édition du lundi  24 Juillet 1967 (anecdote M.   Rousseau avec photo)  L' Equipe, édition du lundi 24 Juillet 1967 (faits de course et   classements) Témoignage Jacques Marcellan           

Etude François Bonnin - apports à la marge de Patrick Police

 

CHAMPIONNAT DE FRANCE PROFESSIONNELS 1966

Jeudi 14 Juillet   – Paris - vélodrome du  Parc des Princes –  454.545 m (ciment)

Réunion tricolore (championnats de France professionnels sur piste, encadrant les arrivées du 53ème Tour de France et du 6ème Tour de l'Avenir) 

 

Finale directe disputée sur 1 Heure  

  1. Jean Raynal (Individuel) - entr. Alexis Blanc-Garin -
    75.420 km dans l'heure
  2. Daniel Salmon  (g.s. Kamomé Dilecta) - entr. Hugo Lorenzetti -  à 2 t
  3. Robert Giscos (g.s. Tigra Meltina) - entr. August Meuleman (BEL) - à 2 t et 100 m
  4. Antège Godelle (g.s. Peugeot B.P) - entr. Adolphe Laval - à 2 t et 400 m
  5. Michel Scob (g.s. Peugeot B.P) - entr. Norbert Koch (P-B) - à 4 t
  6. Alain Le Grevès (g.s. Kamomé-Dilecta ) - entr. Roger Plaisance - à 6 t

La course  Raynal, parti en tête, double tous ses adversaires avant la mi-course, sans grande opposition. Il contrôle ensuite sans avoir à s’employer à fond et prend un second tour à ses trois principaux adversaires, Salmon, Giscos et Godelle lesquels se livrent une lutte serrée pour la deuxième place. Jean Raynal remporte une victoire facile après avoir mené la ronde  bout en bout sans avoir été réellement inquiété.

C’est son 4ème titre national,  le 3ème chez les professionnels.

Sources  : L'Equipe; l'Humanité; La France Cycliste; Programme officiel de la réunion du 14 Juillet 1966 

 

Etude François Bonnin

 

CHAMPIONNAT DE FRANCE PROFESSIONNELS 1965

 Mardi 20 Juillet  - Reims (Marne) - Stade Auguste Delaune 400 m (enrobé) 

Prévu initialement à Bordeaux, le championnat se dispute finalement à Reims, en semaine et en nocturne. En ouverture, un omnium professionnel des routiers le Prix de la ville de Reims, en 3 manches (Vitesse, Individuelle aux points 10 km et Poursuite 8 tours) oppose  Poulidor, Anquetil, Gimondi, Janssen, Anglade, Jimenez, Lebaube, Pambianco, Cazala, Stablinski.. Tous disputeront aussi en clôture une épreuve de vitesse.  

Après le Prix de la ville de Reims, magistralement enlevé par Anquetil dont le public scande le nom tout au long des 20 derniers tours de l’individuelle après l’échappée du Normand, les 5 stayers engagés s’alignent au départ de leur championnat. Robert Varnajo, tenant du titre, aura pour adversaires Raynal, Retrain, Godelle et Scob.  

 FINALE directe 1heure 

  1. 02 Jean Raynal   (g.s. Peugeot BP Michelin) - entr.  : 
    Alexis Blanc-Garin  - 72,400 km  en 1 heure.
  2. 04 Robert Varnajo  (Individuel) entr : Hugo Lorenzetti - à 2 t
  3. 03 Michel Scob (g.s. Peugeot BP Michelin) entr. ... ... - à 6 t 
  4. 05 André Retrain (g.s. Pelforth-Sauvage-Lejeune) - entr. : Emile Vandenbossche (BEL) - à 6t  100 m
  5. 01 Antège Godelle (Individuel) - entr. ... ... - à 9 t

La course : L’ordre de départ est le suivant : Godelle, Raynal, Scob, Varnajo et Retrain . Raynal s’empare du commandement de la course et dès le deuxième tour a déjà doublé Retrain. Entre la quatrième et la  cinquième minute, c’est au tour de Varnajo et de Godelle d’être doublés.  Scob, après avoir résisté à une première attaque obligeant Raynal à se replacer ne s’incline qu’au trente-deuxième tour.  Libéré de l’opposition de Scob, Raynal prend le large, tandis que Varnajo supplante Scob  à la deuxième place. Après quinze minutes de course , Raynal et Varnajo (à 1 tour du leader)  ont doublé tous leurs adversaires. A la 25ème minute, Raynal, par une double attaque, s’emploie à  distancer Varnajo  qui reste son plus sérieux rival, mais le champion sortant  résiste  obstinément. 35 km 200 sont parcourus dans la première demi-heure. A la 37ème, puis à la 39ème et enfin à la 42ème minute, Varnajo, en embuscade derrière Raynal qui mène la course, tente de se dédoubler, Raynal repousse cette dernière violente attaque, son adversaire  décollant du sillage de Lorenzetti. Puis, après deux autres tentatives de Varnajo, Raynal à l’issue d’un sprint brillant, agrandit son avance au point de le doubler à nouveau à  la quarante-neuvième minute.  Dès  lors, le sort de la course est scellée. Le maillot tricolore est remis à Jean Raynal par le président de la F.F.C Louis Daugé.

Une page se tourne avec la défaite du "Chouan" qui bientôt abandonnera une spécialité qu'il aura honoré avec 3 titres de champion de France et un podium au championnat du Monde 1963. 

Sources : L'Equipe; Le Parisien Libéré; Documentation Jean Raynal

Etude François Bonnin - apports Patrick Police 

 

CHAMPIONNAT DE FRANCE PROFESSIONNELS 1964

  Dimanche 14 juin -  Paris - Vélodrome du Parc des Princes (454,545 mètres, ciment)

Réunion « tricolore » en prologue de l’arrivée du Circuit des Boucles de la Seine, au cours de laquelle, Roger Gaignard conserve son titre en vitesse, le cinquième de sa longue carrière, en l’absence de son éternel rival, Michel Rousseau. En finale, il a battu Bernard Charruau. Chez les poursuiteurs, Marcel Delattre alias «Toutoune», l’ancien champion du monde amateurs, vainqueur en finale de Jo Velly succède au palmarès à Albert Bouvet qui ne défendait pas son titre. A noter la révélation de Gérard Quintyn (V.C. Savigny), 17 ans 1/2 dans l’épreuve de la «Médaille» désormais organisée au Parc depuis la démolition du Vel d’Hiv dont la grande finale est programmée pour septembre. 

7 stayers sont engagés dans le championnat de demi-fond marqué par l’absence de Jean Raynal, qui relève de blessure, fracture de la tête du fémur suite à une grave chute dans le critérium d’Europe derrière derny, le 23 février 1964 au Sportpaleis d’Anvers.

 

 FINALE directe 1heure 

  1. Robert Varnajo (g.s. A.C.B.B. Helyett Saint-Raphaël )  
              entr : Hugo Lorenzetti - 69,100 km  en 1 heure.
  2. Michel Scob ( Individuel )   entr. ... ... - à  350 m
  3. Antège Godelle ( Individuel ) entr. ... ... à  400 m
  4. André Retrain (g.s.  Pelforth-Sauvage-Lejeune )              entr. ... ... - à 2 t
  5. Roger Hassenforder (g.s. Bertin-Porter 39 Milremo) entr. :   - à 4 t
  6. Camille Le Menn (g.s. Peugeot BP Englebert) entr. ... ... - à 10 t 

N.C. - Robert Giscos (g.s. Peugeot BP Englebert) entr. ... ...  : -                  ab.

La course : Au cours de la première demi-heure Robert  Giscos, qui s’était installé au commandement, parvient à repousser les nombreux assauts de Varnajo. Les deux hommes s’épuisent à ce jeu et passées les 30 minutes, Retrain, en embuscade dans le sillage de Giscos et Varnajo parvient  à s’installer en tête.

Dans la seconde moitié de la course, Varnajo presse continuellement Retrain, sans toutefois l’attaquer. Cette tactique d’usure a raison de la résistance du leader et alors qu’il  ne reste plus qu’un quart d’heure de course, Varnajo supplante Retrain, dans l’incapacité de lui opposer une quelconque défense. Giscos, lui , a abandonné.

Varnajo conquiert à trente-cinq ans son troisième (et dernier) titre national consécutif de  demi-fond. Michel Scob, l’ancien sprinter est la révélation de l'épreuve. Nouveau venu dans la spécialité il s'est assuré la seconde place, grâce à sa régularité.

Sources : L' Equipe, L'Humanité; Miroir du Cyclisme n° 46 (juillet 1964) L'Ile de France Cycliste. Biographie Jean Raynal (Stayer.fr)

     

CHAMPIONNATS DE FRANCE  PROFESSIONNELS 1963

Dimanche 9 Juin -   Paris - vélodrome du Parc des Princes  - (ciment, 454.545 m) 

  

Journée tricolore : Réunion des Championnats de France  Vitesse, Poursuite,  Demi-Fond professionnels et  Demi-Fond amateurs. Au cours de cette réunion s’est disputée la grande finale de la « Médaille » des jeunes sprinters 

 

Finale directe disputée sur 1 Heure  

  1. Robert Varnajo ( g.s. Saint-Raphaël Gitane ) entr. 
    Hugo Lorenzetti - 77, 087 km en 1 h
  2. Roger Hassenforder (g.s. Saint Raphael Gitane) entr. Alexis Blanc-Garin - à  1 t et 200 m 
  3. André Retrain (g.s. Pelforth Sauvage Lejeune)  entr. Félicien Van Ingelghem (BEL) – à  4 t et 350 m

N.C. Jean Raynal (g.s. Saint Raphaël Gitane) – entr. Auguste Meuleman (BEL) -  Ab.  55'

N.P.  Robert Giscos ( g.s. Peugeot BP Englebert)  - entr. Auguste Wambst -  Ab.  40'

La course : Cinq concurrents engagés. Raynal, qui a tiré le numéro 1,  impulse un train rapide et conserve la tête pendant plus de 50 minutes malgré les multiples assauts de Varnajo.

Après la demi-heure, seuls Raynal, Varnajo et Hassenforder  restent dans le même tour, tandis que Retrain est doublé plusieurs fois et que R. Giscos, après avoir longtemps défendu ses chances, est contraint à l’abandon , handicapé  par des contusions consécutives à un accident de la route.

Alors que se poursuit le duel singulier opposant Raynal et Varnajo, Hassenforder accélère brusquement depuis la troisième position. A la quarante-cinquième minute;  il passe Varnajo, mais se heurte à la résistance de Raynal et décolle.

Mais à sept minutes de la fin, Raynal finit par céder à un nouvel assaut de Varnajo : il  décolle à son tour et abandonne peu après, en proie à une sévère défaillance. Victime d'une chute il est transporté à l'infirmerie du vélodrome. Dès lors, Varnajo  s’installe définitivement  à la première place.

Après la course, Robert  Varnajo déclarera :  "Ce titre me fait davantage plaisir que le premier. Mais quelle course ! Je ne m'attendais pas à une telle résistance de la part de Raynal."

En fait, cette édition 1963 aura été l'une des plus intenses et les plus dramatiques de l'histoire de la spécialité.

Sources  : Programme officiel de la réunion (Présentation et liste des engagés et des entraineurs du championnat Pro);  L'Equipe, édition du Lundi 10 Juin 1963; L’Aurore (article Jean Leulliot), édition du Lundi 10 Juin 1963; documentation Jean Raynal.  

Etude François Bonnin et Patrick Police

 

CHAMPIONNAT DE FRANCE  1962

Dimanche 20 mai - Paris - Vélodrome du Parc des Princes - 454,545 m (ciment)

Réunion « tricolore » pour l’attribution des trois titres nationaux professionnels sur piste en  lever de rideau d’une rencontre de la dernière journée du championnat de France de football de première division (Stade Français-Nîmes), qui verra Albert Bouvet prendre sa revanche en poursuite sur Jo Velly lequel avait interrompu son règne en 1961 et Michel Rousseau, facile vainqueur de Gaignard en deux manches sèches, conserver son bien en vitesse.

Six stayers sont engagés ; à noter que l’entraineur Lorenzetti est passé au service de Varnajo après avoir quitté Raynal , huit jours auparavant en raison d’une incompatibilité d’humeur. Le champion de France en titre s’est associé avec « Gus » Meuleman qui pilotait auparavant Varnajo. Les deux grands favoris du demi-fond ont donc « échangé » leurs pacemakers.

FINALE directe 1heure 

  1. Robert Varnajo (g.s. A.C.B.B Helyett Saint-Raphaël)
    entr. Hugo Lorenzetti - 76,775 km  en 1 heure.
  2. Jean Raynal (g.s. A.C.B.B. Helyett Saint-Raphaël)                  entr. : Auguste Meuleman (BEL) -à  40 m
  3. André Retrain (g.s. U.S. Dunkerque Pelforth-Sauvage Lejeune) entr. : Alexis Blanc-Garin - à 1 t 
  4. Dominique Forlini  (  g.s. Margnat-Paloma D’Alessandro )      entr. : Adolphe Laval - à   2 t
  5. Antège Godelle (Individuel) entr : Roger Plaisance - à 10 t 
  6. Marcel De Crescenzo  (Individuel) entr : Maurice Guérin -     à 13 t

La course : Parti en quatrième position, derrière Varnajo, Godelle et De Crescenzo, Jean Raynal réussit à prendre la tête après une minute et semble dominer  inexorablement, jusqu’au moment où  il doit repousser plusieurs assauts que lui portent tour à tour Retrain, Forlini. et Varnajo.

Ces attaques sont d’abord bien timides car il suffit au tenant du titre, d’accélérer légèrement pour se trouver hors de portée. L’allure reste soutenue, Retrain et Forlini, continuant de lutter courageusement tandis que Varnajo suit de près ces opérations de harcèlement qui épuisent peu à peu les trois hommes placés devant lui. Lorsque soudain Varnajo crée la surprise : parti de loin et bien lancé par Lorenzetti qui a vu clair et jugé le moment opportun  pour conduire son coureur à l’attaque, il arrive à hauteur de Raynal qui n’avait pas encore récupéré. Raynal résiste cependant avec une telle énergie qu’il parait en mesure de  garder le meilleur. Les deux coureurs décollent légèrement, mais Raynal ne reprend le contact du rouleau qu’après avoir été dépassé par l’ancien routier.

Dès lors, Varnajo ne sera plus rejoint, mais loin de s’avouer vaincu, le champion sortant va revenir  à la charge au moins vingt fois donnant souvent l’impression de parvenir à ses fins. Mais Varnajo lui oppose à chaque fois l’énergie du désespoir et au coup de pistolet annonçant la fin de l’heure, une quarantaine de mètres séparent les deux adversaires, la même distance que l’année précédente mais dans un ordre inversé.

 Varnajo, nouveau champion de France a donc détrôné Raynal qui resta  son plus coriace adversaire après une course superbe.

La foule qui se pressait dans toutes les enceintes du vélodrome a eu le privilège d’assister à un championnat de France de demi-fond comme on n’en avait pas vu depuis longtemps. Le spectacle sportif que les stayers ont donné derrière les grosses motos, beaucoup plus impressionnantes que les BSA, a dû étonner agréablement l’assistance parmi laquelle il devait bien y avoir au moins 20 000 néophytes, venus là pour le football, ce qui illustre  l’intérêt de perpétuer cette expérience de réunion omnisport.

Dans cette course au titre, ils étaient six, dont deux, Forlini et Retrain ont joué un rôle intéressant et deux autres, Varnajo et Raynal ont eu  les tous premiers rôles. Quant à De Crescenzo et Godelle, ils ont eu le mérite de se battre jusqu’au bout.

C’est finalement à celui que l’on a surnommé « le Chouan », qu’échut le maillot tricolore, enlevé de haute lutte à Raynal dont la défense fut véritablement héroïque et qui a sans doute, bien que battu, fait la plus belle course de sa carrière.

Après la demi-heure, il n’y eut plus en course, que Varnajo et Raynal et ce fut suffisant pour soulever jusqu’au bout, l’enthousiasme du public. Varnajo, coureur de classe certaine sur la route, éloigné un temps de la compétition par la maladie a finalement trouvé dans le demi-fond, la consécration de sa valeur par un titre officiel, le second de sa carrière après le championnat de France des routiers amateurs en 1949. Il  bénéficiait en ce Dimanche « tricolore » d’un atout important, celui de rouler pour la première fois en compétition dans le sillage de Lorenzetti. Et s’il était inutile de décrire la joie de Varnajo, l’excellent entraineur semblait encore plus heureux que son champion. Pour peu qu’on lui donne l’occasion  de courir plus souvent, la nouvelle association peut encore progresser.

Sources : L'Equipe, Vélo-Journal, Le tour du Monde du sport cycliste n° 17 (1er juin 1962)  Miroir du Cyclisme n° 19 (juin 1962), Sport Mondial n° 76; Les Cahiers de L’Equipe 1963. Interview Jean Raynal (stayer.fr)

NOTA : La liste des entraineurs est établie selon le programme de la réunion internationale de la semaine précédente, le dimanche 13 mai , à  laquelle participèrent  5 des 6 engagés du championnat, Godelle (Plaisance), Raynal (Lorenzetti), Retrain (Blanc-Garin), Forlini (Laval), et De Crescenzo (Guérin) , compte tenu de l’échange des entraineurs antre Varnajo (Lorenzetti) et Raynal (Meuleman) intervenu dans l’intervalle ; une certaine réserve subsiste toutefois en raison d’informations contradictoires s issues de certains témoignages individuels.

 

CHAMPIONNAT DE FRANCE  PROFESSIONNELS  1961

Dimanche 11 Juin - Paris - vélodrome du Parc des Princes – 

454.545 m (ciment) 

 

Réunion d’attente du Circuit des Boucles de la Seine

Sept concurrents engagés : Roger Godeau,  Jean Raynal , André Retrain,  Robert Varnajo,  Bernard Bouvard,  Georges Lavalade, Dominique Forlini.

 

Finale directe disputée sur 1 Heure  

  1. Jean Raynal (g.s. Alcyon - Leroux) entr. Hugo Lorenzetti - 77, 087 km en 1 h (81.234 km selon L'Equipe - 81.260 selon autres sources)
  2. Robert Varnajo (g.s. Rapha Gitane Dunlop)  entr. Auguste Meuleman (BEL) - à  30 m 
  3. André Retrain (g.s. Peugeot Dunlop) entr. Alexis Blanc-Garin - à  400 m
  4. Roger Godeau (Individuel)  - entr. Arthur Pasquier - à  4 t
  5. Georges Lavalade (Individuel) - entr. Daniel Lavalade - à  5 t

N.C. Bernard Bouvard (Individuel) - entr Auguste Wambst - Abandon 26' 

N.P.  Dominique Forlini (Individuel)  - entr. Adolphe Laval - Forfait

La course La réunion  a été interrompue à plusieurs reprises par la pluie. Après quelques tours de piste, Raynal affirme son excellente condition, distançant Bouvard, qui abandonna à la vingt-sixième minute, et Godeau qui devait subir le handicap d’une crevaison (panne de moto selon L'Equipe).

L’intérêt de la course fut constamment soutenu  par  les prestations de Varnajo, révélation de l’épreuve, et de  Retrain . Tous deux  parvinrent à suivre le rythme du leader, Varnajo  ne s’inclinant qu’au sprint, et  dans le dernier tour. Georges Wambst, admiratif, déclare après la course : "Jean Raynal a tout pour réussir dans cette spécialité"

Après ses débuts fracassants de 1957, et suite à ses spectaculaires prestations aux championnats de France et du Monde en 1960, Jean Raynal apparaît enfin lancé, réalisant la prédiction de Roger Godeau faite lors du précédent championnat. Il quitte la spécialité avec les honneurs. Avec deux stayers du calibre de Jean Raynal et Robert Varnajo, elle paraît assurée. 

Sources  : Programme officiel de la réunion (Présentation et liste des entraineurs)  L'Equipe, édition du Lundi 12/06/1961; documentation Jean Raynal.    

Etude François Bonnin et Patrick Police 

 

CHAMPIONNAT DE FRANCE  PROFESSIONNELS  1960

Jeudi 19 Mai  - Paris - vélodrome du Parc des Princes –  454.545 m (ciment) 

Journée tricolore 

 

Finale directe (nocturne) sur 1 Heure  -

  1. Roger Godeau (g.s. cycles C.N.C)  - entr. Alexis
    Blanc-Garin - les 79,268 kms dans l'heure
  2. Jean Raynal (g.s. Old Rivoli Bendor) - entr. Hugo Lorenzetti  - à   150 m
  3. André Retrain (g.s. Peugeot Bp Dunlop) - entr. Arthur Pasquier - à  155 m
  4. Robert Varnajo  ( g.s. Rapha Gitane Dunlop) - entr. Auguste Meuleman - à   425 m
  5. Bernard Bouvard ( Individuel) - entr. Auguste Wambst - à   1 t
  6. Georges Lavalade ( Individuel ) - entr. Daniel Lavalade - à 2 t
  7. Henri Sitek ( g.s ? ) - entr. ...  ... - à 3 tours

N.C :  Emile Carrara (g.s. Saint-Raphael Geminiani ) - entr. ... ...  ab. /  Ange Le Strat ( g.s. ?)  -  entr. ... ... )  sur panne de moto à mi-course.

La course : 9 concurrents engagés. Raynal, parti en tête s’installe au commandement pendant quarante minutes, et s'épuise avec Bouvard en un duel spectaculaire. Puis, Raynal bute sur un Varnajo faisant visiblement "le mur". Après l'avoir finalement dépassé, c'est Bouvard, attaquant à fond, qui le déborde. Décollant sous l'assaut, il se reprend pour à son tour passer Bouvard.

Il reste vingt-neuf minutes de course lorsque Godeau surgit de la troisième position en une accélération imparable pour s'emparer de la première place, repoussant ensuite jusqu'au bout les assauts de Raynal et de Varnajo, qui  décolle sur sa  dernière attaque, et rétrograde à la quatrième place. Course étonnante de Retrain qui ravit la troisième place à Varnajo et vient talonner Raynal.  

Ce dernier est très déçu et déclare "J'avoue y avoir cru, aussi bien avant que pendant la course. Voilà deux mois que je préparais ce championnat. Quelle déception !" .

Retrain quant à lui regrette de n'être pas parti plus tôt, car il affirme qu'il disposait encore de réserves. " C'était mon premier championnat, et cette heure m'a paru très courte ! "

Enfin, il s'agit là du dernier maillot tricolore pour Roger Godeau, qui aura régné sur le demi-fond français durant une décennie, son talent éclectique faisant par ailleurs l'admiration de ses collègues pistards. 

Sources : L'Equipe, documentation personnelle Jean Raynal

 

          Etude François Bonnin et Patrick Police

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F
Patrick Bravo comme toujours super travail ,,surtout pour ne pas oublier ,,et bien entendu on attend <br /> les suites
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