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STAYER FRANCE  :  100 % demi-fond et derny - depuis 2005 au service du demi-fond et du derny

STAYER FRANCE : 100 % demi-fond et derny - depuis 2005 au service du demi-fond et du derny

STAYER FRANCE ex-STAYER FR est le blog du demi-fond et de l'association FRANCE DEMI-FOND. adresse mèl : fddf@dbmail.com page Facebook : @VANWOORDEN21

Publié le par Oscar de Ramassage
Publié dans : #ACTUALITES FRANCE DEMI-FOND

C'était plus fort que moi, il fallait que je trouve un moyen de ne pas quitter le petit nuage sur lequel je suis depuis ce samedi 10 Septembre... 

Alors, prolongeons la magie de Lyon 2022 avec celui qui nous a fait la divine surprise de remporter le titre européen des stayers, Kevin Fouache. 

 

P.S. : Dans mon livre "LE DEMI-FOND Histoire d'une spécialité du cyclisme... " à part" " je formulais page 58 le voeu qu'un jour un Français soit champion d'Europe...  

KEVIN FOUACHE : L’INTERVIEW.
FAÇON POT DE DEPART

 

 

STAYER FRANCE : Kevin, la question qui me brûle les lèvres : En quoi a consisté ta préparation pour ce championnat d'Europe ? Si je ne m’abuse, tu n’avais pas franchement beaucoup d’heures de selle ou de course au compteur non ?....

Kevin FOUACHE : Alors au championnat de France à Commercy je totalisais 4 000km environ et 2 jours de course... 

Après le championnat de France j’ai pris une semaine de repos total. J’en avais vraiment besoin. ! Ensuite, jusqu’à début Août j’ai pu m’entrainer comme je pouvais en fonction de mes disponibilités, car mon programme de boulot était chargé. Début Août j’ai couru deux criteriums, ça été le point de départ d’un premier gros bloc de travail de 15 jours où je suis allé ensuite à Chambéry (ou j’ai roulé en montagne) et également profité de ce séjour pour rouler deux fois derrière moto a Lyon avec Marc (Pacheco n.d. Stayer France) Ensuite j’ai effectué un dernier gros bloc de travail durant les quinze derniers jours avant le championnat, qui incluait la compétition à Couëron et le stage à St Denis de l’hôtel avec France Demi-Fond.  Avant de me rendre à Lyon j'avais 7000 km au compteur, et 5 jours de course supplémentaires.

 

STAYER FRANCE : Comment de sont passées ces trois  journées lyonnaises ?

Kevin FOUACHE : Très bien, très bonne ambiance avec l’ensemble de l’équipe; c’était un vrai bon moment de vie et de partage entre tous ! Ces trois journées ont vraiment soudé le collectif. 

STAYER FRANCE : Tu y croyais : un peu / beaucoup / pas du tout au moment du départ de la finale ?

Kevin FOUACHE : Sincèrement j’espérais juste être dans le rythme pour finir cette finale. Je craignais vraiment l’heure de course. L’objectif de départ était de rentrer en finale. Le reste était du bonus !

 

STAYER FRANCE : Avec Sylvain (Pacheco, l'entraîneur; n.d. Stayer France)  comment ça s’est passé durant ces trois journées ? Vous avez eu à procéder à des ajustements, vous avez « débriefé » ? (le mot à la mode, je le hais

Kevin FOUACHE : Avec Sylvain nous avons la veille repris nos repères ensemble sur la piste, puisque nous n’avions pas pu rouler ensemble depuis le championnat de France. Tout s’est fait naturellement. Évidemment nous avons briefé et débriefé avant et après les épreuves. J’ai toujours eu totale confiance en lui et il a prouvé a tous qu’il faisait partie des grands dans sa vision de course. Le coureur est souvent mis en avant, mais j’insiste :  en demi-fond nous sommes un binôme. Il est un grand acteur de la victoire !

 

STAYER FRANCE : Quand vous êtes arrivés sur l’Allemand Retschke – à mes yeux le moment-clé de la course – tu étais en quelle disposition d’esprit ?

Kevin FOUACHE : Je savais que les deux Allemands allaient être durs à dépasser ! Mais dans ma tête je ne voulais pas perdre face à eux ! J’étais prêt à aller au bout de moi-même pour les passer.  J’avais dans un coin de ma tête Berlin en 2017, où  ils avaient fait en sorte que je ne sois pas en finale ! J’étais très revanchard ! Et puis le travail pendant la course d'Alain Gaudillat et Joseph Berlin-Semon sur les autres concurrents  m'a bien aidé...  

 

STAYER FRANCE : Marc Pacheco m’a confié que la moyenne de la finale, annoncée par les commissaires de piste était  dans les 62 à la corde était en fait de 72 à 4, 50 m de la corde, ce qui change tout pour qui veut mesure la valeur de la performance réalisée. Pour toi, ça allait vite ou pas ? (moi j’aurais tendance à dire que oui, puisque personne n’a jamais pu rentrer sur vous)

Kevin FOUACHE : Avec le braquet limité, ma cadence de pédalage, j’avais cette sensation que les jambes tournaient vite par moment oui ! Mais j’avoue que j’étais tellement concentré sur la course que je ne faisais pas toujours attention à cela. 

 

STAYER FRANCE : Dans l’interview que tu as accordé à Direct Vélo, tu as martelé (encore un autre mot à la mode, tiens) que le demi-fond était une affaire de spécialiste. Est-ce-que ça veut dire – comme j’aurais tendance  à le penser – que ce n’est pas n’importe quel coureur même pro, même bon, qui peut s’aligner avec succès derrière le rouleau. Ceci pour faire taire les pinallieurs d'après victoire…

Kevin FOUACHE : J’en suis convaincu. Le demi-fond ça se travaille. Mais pas que sur le plan physique. La position sur le vélo est importante, la position derrière le rouleau également, sans parler du coup de pédale.  Cette discipline convient à tous : routiers, pistards et ou crossmen (exemple Yann Gras cette année). Mais je pense qu’il faut la pratiquer régulièrement, c’est important pour l’évolution du coureur qui souhaite performer. (encore un autre mot à la mode. Bon, ok,  j'arrête 😁)

 

STAYER FRANCE : Maintenant, après cette sortie par la grande porte, qu’est ce qui va te motiver ?

Kevin FOUACHE : Des nouveaux projets, dans le demi-fond. Evidemment que j’aimerais prochainement monter sur une moto et faire découvrir la discipline aux coureurs de l’Ouest qui n'ont pas toujours la chance de pouvoir rouler derrière la moto. Bref, rendre à la discipline ce quelle ma donné. Mais avant,  j’ai besoin de souffler !

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Patrick Police, pour STAYER FRANCE 

 

 

 Patrick Police, pour STAYER FRANCE 

 

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D
merci pour l'interview Patrick.
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P
2 personnes pour prendre le départ, à 2 tout au long de la course, 2 à passer la ligne d’arrivée, 2 sur le podium pour recevoir 2 médailles d’or et 2 maillots.<br /> OUI nous sommes bien un binôme et donc bien 2 champions d’Europe!!
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O
Depuis toujours sur les palmarès de demi-fond, le nom de l'entraîneur n'est pratiquement jamais cité, alors que le rôle de l'entraîneur est et a toujours été capital (50 % voire plus comme je l'ai écrit au chapitre "Entraîneur", chapitre que j'ai pu nourrir grâce aux contributions essentielles de Marc Pacheco) C'est pourquoi depuis la création de ce blog, tant pour les actualités que pour l'histoire nous nous attachons à toujours citer l'identité de l'entraîneur. Mais pour les palmarès d'avant 2000 , c'est un travail extrêmement ardu.
O
Et en plus vous portiez le numéro 2
M
Plus tard à mes petits enfants je pourrais dire " j'y étais, j'ai tout vu de la victoire de Kévin Fouache "...lol
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